Bonjour les voyageurs 🌎✈️
Ayant déjà partie à la découverte de Tirana et ses alentours, j’ai eu envie de retourner en Albanie pour découvrir cette fois-ci sa Riviera ainsi que ses montagnes. Et je peux vous dire que je n’ai pas du tout regretté ce choix! Les paysages étaient incroyables et variés, la météo était très agréable et il n’y avait quasiment aucun touriste. Nous sommes partis fin septembre/début octobre et si vous cherchez à fuir les foules en été mais avoir une météo toujours agréable, je vous recommande vivement cette période.
- Pourquoi visiter l’Albanie?
- Quand visiter l’Albanie?
- Comment se rendre en Albanie?
- Comment se déplacer en Albanie?
- Informations pratiques
- Premier jour: Arrivée à Tirana
- Deuxième jour: Vlora
- Troisième jour: de Vlora à Himare
- Quatrième jour: de Himare à Saranda
- Cinquième journée: Parc National de Butrint et Ksamil
- Sixième jour: Blue Eye et Gjirokastër
- Septième jour: Berat
- Huitième jour: Tirana et retour en France
- Considérations finales
Pourquoi visiter l’Albanie?
L’Albanie est un pays localisé dans la région des Balkans. Malgré le fait qu’elle soit recouverte de montagnes à hauteur de 70% de son territoire, ce pays présente une grande variété de paysages: Vous y trouverez des lacs, des rivières transparentes, des belles plages, des montagnes escarpés, des petits villages cachés, des châteaux, des ruines anciennes… Il en a pour tous les goûts!
De plus, dû à sa localisation, son histoire et l’occupation du pays par plusieurs peuples différents selon les époques, le pays est melting pot de cultures et gastronomie. Vous y trouverez des influences ottomanes, grecques, serbes, bulgares, entre autres. Elles sont observables tant au niveau de l’architecture comme dans la culture et gastronomie locale.
C’est un pays qui commence à devenir assez touristique, surtout pendant l’été, mais qui n’a pas encore été envahie par le tourisme de masse. Il est tout à fait possible de profiter d’une atmosphère plutôt calme hors saison.
Quand visiter l’Albanie?
Il est possible de visiter le pays tout au long de l’année, mais si vous souhaitez profiter des lacs et des plages, l’idéal est de venir entre mai et mi-octobre quand les températures sont plus élevées. C’est aussi la période idéale si vous souhaitez randonner en montagne. Si possible, évitez tout de même les mois de juillet et août car il y a un grand afflux de touristes, surtout sur la côte, pendant cette période.
Notre voyage a eu lieu entre fin septembre et début octobre. La météo était agréable, le numéro de touristes réduit et le prix des vols/logements plus bas. Le seul point noir était que la plupart des commerces sur les plages commençaient à fermer et les menus étaient réduits.
Comment se rendre en Albanie?
Le moyen le plus simple et rapide de se rendre en Albanie est sans doute l’avion. Vous pouvez atterrir à la capitale, Tirana, ou sinon prendre un vol jusqu’à Corfou et ensuite prendre un ferry pour arriver à Saranda. Cette deuxième option est plus intéressante si vous souhaitez visiter la région sud du pays.
Comment se déplacer en Albanie?
Malgré le trafic assez chaotique dans certaines zones du pays (notamment la capitale), l’Albanie est un pays qui se prête bien à un voyage en mode road-trip. Les locations de voiture ne sont pas très chères, certaines routes sont assez panoramiques et le fait d’avoir une voiture facilite beaucoup de trajets qui seraient compliqués à effectuer autrement.
Si vous n’avez pas envie de conduire, vous pouvez compter sur des bus et minibus qui circulent entre les villes. Je ne me suis pas renseignée à fond sur ce sujet car à la période de notre voyage, cette modalité de transport n’était pas vraiment adaptée puisque le numéro de bus/mini bus était fortement réduits par rapport à la période estivale.
Petite parenthèse si vous souhaitez atterrir à Corfou: si la voiture est louée à l’aéroport de Corfou, il faudra penser à ajouter des frais de conduite dans un autre pays ainsi que le prix du ferry jusqu’à Saranda. Dans ce cas, ça serait peut être plus intéressant de prendre un bus/taxi/Uber jusqu’au port et louer la voiture directement à Saranda.
Informations pratiques
L’Albanie est un pays localisé en Europe de l’Est, dans la région des Balkans. Pour franchir ses frontières, une carte d’identité en cours de validité est suffisante.
La langue officielle est l’albanais et l’anglais est plutôt répandu dans les zones touristiques, nous n’avons rencontré aucune difficulté à ce niveau.
La monnaie locale est le lek (ALL) et 1€ =100 ALL environ. Il y a beaucoup de bureaux de change dans les villes plus grandes telles que Tirana, Vlora et Saranda et taux pratiqués sont assez avantageux en général. Je vous conseille d’avoir un peu d’espèces car il est probable que vous croiserez des établissements où la carte bancaire n’est pas acceptée.
Le coût de vie est moins élevé qu’en France. Un plat dans un bon restaurant coûte entre 8€ et 15€, un cocktail dans un bar spécialisé environ 6€ et la location d’un appartement entier environ 30/40€ par nuit dans des grandes villes et encore moins dans des petites. La location de voiture est assez abordable, nous avons payé 260€ pour une voiture compacte pendant 1 semaine.
La gastronomie albanaise est assez variée et je vous conseille vivement de goûter un maximum de plats typiques lors de votre séjour. La majorité de ces plats sont à base de protéine animale, comme le tavë kos (agneau avec yaourt, épices et ail), le sarmi (feuilles de vigne farcies avec du riz et de la viande hachée) et plusieurs types de grillade (je recommande les boulettes de viande). Vous trouverez quelques options végétariennes, comme le fërgese (purée de poivrons avec tomate et oignons confits).
Malgré les histoires que nous pouvons entendre à propos de l’Albanie et sa mafia, nous ne nous sommes jamais senti en insécurité pendant notre séjour. Cependant, faites toujours attention quand vous êtes dans des lieux touristiques avec beaucoup de fréquentation car il y a des risques de pickpocketing.
Premier jour: Arrivée à Tirana
Départ de Lyon en soirée avec WizzAir et arrivée vers 22h30 à Tirana. Malgré l’heure tardive, pas mal de magasins dans l’aéroport étaient ouverts, dont Vodafone. Ayant déjà une carte SIM de chez eux, j’ai essayé de faire une recharge mais malheureusement, le règlement devait se faire en espèces. Un peu déçue, j’ai téléchargé l’appli Vodafone, j’ai mis mon numéro albanais et surprise: j’ai reçu quelques gigas d’internet gratuitement. Une très bonne surprise, surtout que les gigas gratuits on suffit pendant tout le voyage!
Après un petit tour au KFC pour manger un bout, nous sommes partis à pied jusqu’à notre hôtel qui se trouvait à 10 minutes de l’aéroport. Rien de spécial, mais suffisante pour passer une bonne nuit avant de démarrer notre aventure albanaise.
Deuxième jour: Vlora
Il était temps de récupérer notre voiture de location, prise chez TIA Rental. La prise en charge se faisait juste à côté de notre hôtel. Après avoir bien signer le contrat et prendre l’assurance (la conduite par ici est quand même spéciale), nous sommes partis en direction de Vlora, la porte d’entrée de la Riviera Albanaise.
Au bout d’environ 2h de route, nous sommes arrivés au monastère de Zvërnec. Il se trouve à quelques kilomètres du centre de Vlora, dans une petite île reliée à la côte par une passerelle en bois. Le monastère lui même n’est pas très intéressant, mais le panorama avec le pont en bois et l’île est assez sympa.


Il était déjà midi passé et nous avons décidé de manger un bout dans la zone. Nous avons trouvé un restaurant qui servait du poisson et des fruits de mer. Il s’appellait Kaço Fish Restaurant, les plats étaient excellents et les prix aussi. Je le recommande vivement!
Nous avons repris la route pendant quelques minutes pour atteindre le centre ville de Vlora. La vieille ville a été clairement réhabilité de façon à plaire aux touristes, surtout les créateurs de contenu. C’est très mignon mais il a l’air un peu artificiel, surtout en comparaison au reste de la ville qui a un caractère plus ‘brut’.

Aux alentours, nous avons découvert quelques bâtiments historiques ainsi que des énormes places. Parmi ceux ci, il y avait la mairie de Vlora, le monument de l’indépendance et la Mosquée Muradie. Nous avons flâné dans cette région centrale pendant une petite heure. Nous avons profité aussi pour échange des euros dans la monnaie locale, le lek. Il faut savoir qu’en Albanie il y a pas mal d’établissements qui acceptent que du liquide.


Une fois notre tour au centre ville terminé, nous sommes partis vers notre logement. Il était un peu écarté du centre mais à proximité de la plage de Vjetër. La plage en soi n’est pas vraiment jolie, mais c’était un lieu parfait pour observer le coucher du soleil. Sur la route vers la plage, nous avons croisé un petit groupe de chèvres qui se promenait tranquillement dans le quartier!

La nuit tombée, nous sommes retournés vers le centre ville pour dîner. Un conseil: n’utilisez pas Google Maps en Albanie car vous risquez de vous retrouver dans des rues qui n’existent pas vraiment 😅
Quand nous avions enfin trouvé la bonne voie, nous sommes partis vers un restaurant traditionnel que j’avais repéré et qui avait l’air sympa: Sofra e Lakrorit. Malheureusement, il était complet. Nous avons donc cherché un autre restaurant et nous avons trouvé la Taverna Xhakaj. C’est un lieu très simple et sans chichi, qui sert surtout des grillades, qui étaient très bonnes et pas chères du tout.

En partant du restaurant, nous avons remarqué qu’il y avait de plus en plus de monde qui se promenait et la ville devenait très animée. Nous avons décidé de boire un coup dans un bar que nous avions aperçu auparavant, Code Resto Lounge. Les cocktails étaient excellents et très bien présentés, je recommande vivement cette adresse.

Pour finir la soirée, nous avons visité un deuxième bar, le Mangala by WOW Cocktail Bar. L’intérieur est très stylé mais les cocktails n’étaient pas exceptionnels. Surtout celui de mon pote qui était quasiment de la tequila pure!
Après cette soirée assez sympa, il était temps de rentrer à la maison pour dormir et se préparer à la prochaine étape de notre road-trip!
Troisième jour: de Vlora à Himare
Tôt le matin, nous sommes prêts à partir de Vlora. A la sortie de notre logement, nous avons été reçus par plusieurs petits chatons trop mignons qui cherchaient des câlins 😍

Notre premier arrêt du jour était le château de Kanine, qui se trouve à environ 15 minutes du centre de Vlora. Le château se trouve en ruines et il ne reste pas grande chose pour attester de son ancienne gloire. Cependant, le lieu est vraiment sympa, peu fréquenté et la vue sur la mer est tout simplement magnifique. Pour moi, il vaut largement le détour pour en apprendre un peu plus à propos de l’histoire du pays et pour profiter des belles vues.


Nous avons continué notre route en direction du village de Dhermi. Sur la route, nous avons croisé le Parc National de Llogara et ses magnifiques montagnes. Malheureusement, nous n’avions pas assez de temps pour nous arrêter et emprunter un des plusieurs sentiers de randonnée. Si vous aimez la randonnée en montagne, je vous conseille de dédier une journée à ce parc. Nous avons entamé la descente du Llogara Pass, des lacets assez impressionnants où vous trouverez des points d’observation privilégiés sur la côte. Sur un des ses belvédères, nous avons pu voir un gars décoller en parapente, ce qui était assez sympa.

Une fois en bas, nous sommes enfin arrivés au village de Dhermi. Ce village aux toits orange et maisons en pierre est très photogénique. Prenez le temps d’explorer les petites ruelles et ensuite entamez l’ascension jusqu’au monastère de Shen Merise. Ici, vous trouverez un petit cimetière et une église datant du 14ème siècle, ainsi qu’une vue panoramique sur le village et la mer. Nous n’avons pas croisé grand monde lors de notre petit tour, mais j’en suis quasiment sûre qu’en pleine saison ce n’est pas le même cas! Le village est assez petit et facilement explorable à pied.


Après avoir exploré le village, nous sommes descendus en direction de la plage de Dhermi. Comme la ville, elle était pratiquement déserte et nous avons pu nous baigner tranquillement dans des eaux transparentes. Comme la grande majorité des plages albanaises, il s’agit d’une plage de galets et pas une plage de sable. Je vous recommande vivement d’apporter des chaussures aquatiques pour mieux profiter. Nous y sommes restés quelques heures avant de reprendre la route.

Après environ 20 minutes, nous sommes arrivés au parking de la plage de Gjipe. Ce parking est payant (300 lek peu importe le temps que vous restiez), il y a de la place pour se poser sur la route, mais je ne le recommande pas car ces places sont là pour permettre aux voitures de circuler dans les deux sens, vu que la route est très serrée. Nous avons préféré de se garer sur le parking pour cette raison.
Pour accéder à la plage, il faut marcher environ une vingtaine de minutes dans un chemin assez cabossé. Attention, des fois il y a des 4×4 qui passent par cette route. La plage est vraiment sympa et nous étions très contents de passer notre fin d’après-midi par ici. Il y avait plus de monde qu’à la plage de Dhermi, mais c’était loin d’être bondé.

Il était temps de reprendre la route pour rejoindre Himare, notre point de chute pour la nuit. Avant de nous poser dans notre appartement, nous nous sommes arrêtés au château de Himare juste avant le coucher de soleil. Le château est entouré par la vieille ville, avec plusieurs maisons en pierre. Il est aussi tombé en ruines, sauf pour une petite et ancienne église et son clocher. La vue est top et ce spot est vraiment intéressant pour le coucher de soleil. Une fois le soleil disparu dans la mer, nous avons fait un petit tour par le village, qui était assez cool.


Nous avons repris la route encore une fois pour arriver à notre appartement et Google nous a planté une fois de plus en nous envoyant dans une rue sans issue 😅. Nous avons dû reculer pendant des centaines de mètres dans une ruelle très étroite, je peux vous dire que c’était assez long! Une fois sur la bonne route, nous avons déposé nos affaires, pris nos douches et c’était réparti pour le dîner! Nous avons choisi le restaurant Merkur Merkuri, spécialisé dans les fruits de mer et poissons. Les tarifs étaient corrects, les plats étaient très bons et l’ambiance plutôt classe. Je recommande!

Quatrième jour: de Himare à Saranda
La journée commence avec une vue incroyable sur le port de Himare depuis le balcon de notre appartement. La galère pour y arriver a tout de même valu le coup!

Après un petit déjeuner avec cette belle vue, nous sommes partis pour découvrir la plage de Livadi. Nous étions les seules âmes vivantes dans la plage à 10h00, mais nous ne l’avons pas vraiment apprécié car il y avait une vibe un peu glauque que je n’arrive pas trop à expliquer, en plus des travaux aux alentours.
Nous sommes donc repartis en direction de Porto Palermo et son château. Sur la route, nous avons croisé quelques petites plages qui étaient remplies de transats, ce qui ne nous a pas trop motivé à les visiter. Nous avons aussi croisé des bunkers nichés dans des tunnels, dont un était simplement énorme! Arrivant au château de Porto Palermo, nous avons payé l’entrée de 300 LEK et sommes partis à la découverte de cette forteresse datant du 19ème siècle mais déjà fortifiée et stratégique depuis le XVème. La visite est assez intéressante, avec quelques panneaux explicatifs dans les différentes pièces. La terrasse est très sympa et la vue sur la baie de Porto Palermo est tout simplement imprenable. Un vrai incontournable!



Après cette visite, nous avons longé la côté de Porto Palermo jusqu’à la Plage de Porto Palermo, que je j’appellerais plutôt une crique vu sa petite taille. Il n’y avait pas trop de monde et la plage était très jolie, avec un petit bar pour acheter des boissons fraîches. Il y a plusieurs autres criques sympas dans la région, avec des eaux transparentes et calmes.

Nous avons continué notre périple en direction de Borsh et sur la route nous sommes tombés sur un belvédère surplombant la plage du même nom. Elle est très grande et similaire aux autres dans la région, avec ses petits galets à la place du sable. Il y a plusieurs restaurants, mais comme nous étions en fin de saison ils n’étaient pas tous ouverts et ceux qui l’étaient encore avaient des menus réduits. Nous avons tout de même pu manger du bon poisson avec des cocktails sympas chez le Beach Bar Luna Mare. De plus, nous avons pu profiter des transats gratuitement, où nous avons lézardé pendant quelques heures.




Nous avons repris la route en direction de Saranda pour un coucher du soleil assez réputé dans la région. Cela se passe au Monastère des 40 Saints, qui se trouve en hauteur avec une vue stratégique sur la ville de Saranda. Nous sommes arrivés pile au moment où le soleil disparaissait dans la mer avec des couleurs incroyables. C’était sans doute le plus beau coucher de soleil du voyage! Le Monastère en soi même est en ruines, mais cela vaut le coup de l’explorer. L’entrée coûte 200 LEK.


Après le coucher du soleil, nous sommes partis nous installer dans notre AirBnb qui se trouvait dans les hauteurs de la ville. Il est important de savoir que Saranda est une ville assez escarpée et ça monte pas mal, donc il vaut mieux loger en bord de mer. Malgré les pentes, en général il est assez simple de rejoindre le centre ville à pied, ce que nous avons fait. Nous sommes partis manger dans un restaurant qui servait de la nourriture locale, mais j’étais un peu déçue. La nourriture n’était pas mauvaise et les portions étaient assez généreuses, mais il manquait d’assaisonnement.
Pour clôturer la soirée, nous sommes partis dans un bar à cocktail appelé Jericho Cocktail Bar. Il y avait pas mal de monde, mais les cocktails étaient super beaux et délicieux, à des tarifs corrects (entre 8 et 11€). La vue sur la baie de Saranda est aussi très sympa, même la nuit. Saranda est une ville beaucoup plus festive que les autres que nous avions visité auparavant, nous l’avons senti même en étant hors saison. Vous y trouverez facilement des bars, boîtes de nuit et mêmes des soirées dans des bateaux.

Cinquième journée: Parc National de Butrint et Ksamil
Notre journée a commencé assez tôt pour découvrir le Parc National de Butrint. Localisé au sud de la ville de Ksamil, ce parc naturel et archéologique de 94 km² abrite une grande quantité de sites de plusieurs époques différentes, les plus anciens datant de l’âge du bronze et le plus récents du XIXème siècle. Si vous êtes fan d’histoire et d’archéologie (comme moi), ce lieu est absolument à faire! L’entrée coûte 700 LEK et il faut compter au moins une grosse demi-journée pour faire le tour tranquillement. Vous y trouverez plusieurs types de bâtiments différents comme des églises, un amphithéâtre romain et même un château plutôt moderne. Le parc est entouré par la nature, ce que lui donne presque un aspect mystique. Il y avait plus de monde ici que dans des autres lieux que nous avions visité, mais pas de trop pour que nous nous sentions oppressés.



Après cette visite, nous sommes partis découvrir les plages au nord de Ksamil, qui sont un peu plus difficiles à accéder à cause des routes qui ne sont pas en très bon état. Sur la route, nous nous sommes arrêtés sur un belvédère pour apprécier la vue sur la baie de Butrint. La première plage que nous avons visité était Mirror Beach. Elle était assez sympa, mais l’eau n’était pas si transparente car il y avait quelques vagues qui troublait l’eau. Malgré cela, nous avons bien apprécié notre temps sur cette plage. La route était vraiment cabossée et j’avoue avoir eu très peur de crever un pneu 😅


Ensuite, nous avons enchaîné avec la plage de Shpella e Pëllumbave qui se trouve juste à côté mais le chemin en voiture est plus long car il faut tout remonter pour redescendre. Attention car la route est aussi en très mauvais état! Ce que j’ai beaucoup aimé sur cette plage sont les escaliers pour y accéder, qui lui donne un certain charme. L’eau était trouble comme sur la plage voisine, avec quelques vagues.

Lors de notre passage, il y avait du monde sur la plage mais pas de trop et nous avons pu nous poser nos serviettes sans problème. Cependant, en lisant des avis Google, il semble que pendant l’été vous êtes obligé de payer un transat pour avoir accès à la plage et elles sont pleines à craquer. En vrai, cela est malheureusement la norme dans plusieurs plages de la Rivière Albanaise à cette période, donc je ne vous conseille pas spécialement de les visiter pendant juillet/août.
Vers la fin de la journée, nous sommes partis en direction du centre ville de Ksamil, où il y a plusieurs petites plages. Je ne les ai pas du tout aimé pour plusieurs raisons: chaque centimètre carré de sable est occupé par des transats, les plages sont toutes petites et à moitié bétonnées avec du sable qui a été ajouté sur les galets pour faire ‘plus joli’. Si en hors saison c’était déjà comme ça, je n’imagine pas l’horreur que ça doit être en été…
En tout cas, nous n’étions pas là pour faire bronzette, mais plutôt pour louer un pédalo et faire le tour des petits îles qui se trouvent dans la baie. Nous avons payé 1000 LEK pour 1h de pédalo. C’était largement suffisant et le petit tour était très sympa. Nous avons profité pour faire trempette loin de la côte, ce qui était plutôt cool.


Le soir, pour changer un peu de la nourriture albanaise, nous avons choisi une pizzeria appelé Bar Restorant Pizza Legisi. C’était un restaurant très simple, à des tarifs tout à fait corrects et les pizzas étaient vraiment bonnes. Nous avons essayé de trouver un petit bar pour se poser et même s’il y avait 2 ou 3 qui étaient ouverts, il n’y avait pas beaucoup d’ambiance. On a donc décidé de rentrer à la maison

Sixième jour: Blue Eye et Gjirokastër
Je me suis réveillée un peu plus tôt pour faire un tour sur d’autres plages du centre ville de Ksamil et les donner une deuxième chance. Il n’y avait personne et ma petite marche était assez agréable. Ksamil a été nommé comme ‘les Maldives de l’Europe’ mais honnêtement je ne peux pas valider cette appellation car malgré les eaux transparentes, les plages ne sont pas si impressionnantes que ça. De plus, les plages sont en galets, malgré la tentative de les couvrir avec du sable. Ce n’est pas moche mais j’avais largement préféré les plages de Gjipe et Porto Palermo par exemple.

Il était temps de quitter la Riviera Albanaise pour découvrir les terres du pays. Le premier stop de la journée était le célèbre Blue Eye, une source d’eau qui alimente des rivières aux eaux transparentes dans le sud du pays. La route depuis Ksamil dure environ 50 minutes.
Ce lieu est assez populaire parmi les locaux et les touristes, donc l’idéal est d’y arriver assez tôt. L’entrée coûte seulement 50 LEK mais si vous êtes en voiture il faudra ajouter le prix du parking (300 LEK pour 3h). Depuis le parking, il faut marcher environ 20 minutes pour arriver au Blue Eye. La source d’eau est vraiment magnifique ainsi que les rivières qu’elle alimente. N’hésitez pas à continuer à marcher en longeant la rivière pour découvrir d’autres paysages très jolis. Il est interdit de se baigner aux alentours du Blue Eye, mais apparemment la baignade est possible un peu plus loin.


Nous avons continué la route en direction de Gjirokaster. Petite anecdote: nous nous sommes fait arrêtés par la police car apparemment nous avions grillé un stop (ou quelque chose du genre). Nous étions très nerveux avec la situation et nous avions peur d’avoir une amende bien salée… Cependant, nous avons bien discuté avec le policier qui a contacté ses collègues et finalement nous a laissé partir sans amende. Il a été vraiment sympa, nous a même expliqué le chemin pour arriver à Gjirokastër et nous a conseillé des lieux à visiter!
Une fois arrivés à Gjirokastër, nous avons tout d’abord fait un petit tour au centre ville. Il est tout petit et assez mignon, avec beaucoup de magasins de souvenir. Ensuite, nous avons mangé un bout dans un petit restaurant caché dont je ne me rappelle plus le nom malheureusement… J’avais envie de tester une spécialité locale appelée Qifiq, une espèce de boulette de riz, qui était très bon.

Une fois les ventres remplis, nous sommes partis explorer le château de Gjirokaster, qui surplombe la ville. L’entrée coûte 400 LEK et la visite était vraiment intéressante. Le château est bien préservé, avec plusieurs salles à visiter et une grande partie extérieure avec des vues imprenables sur la ville.


Il y a aussi quelques musées à l’intérieur qui doivent être payés séparément, mais nous n’avons pas eu l’occasion de le visiter. Prévoyez un peu de temps, surtout si vous souhaitez visiter les musées aussi, car le château est assez grand et il y a pas mal de choses à voir. Vous y trouverez des avions américains, des canons ainsi que plusieurs pavillons, comme celui des armes et une zone exterieur avec une petite chapelle.


Une fois la visite du château terminée, nous avons fait un deuxième tour sur le centre ville. Sur notre chemin, nous avons croisé la Mosque du Bazaar ainsi que plusieurs maisons typiques et commerces.

Pour clôturer les visites de la journée, nous avons décidé de visiter le Pont Ali Pasha, la seule partie restante d’un aqueduc construit au XIXème siècle pour alimenter les citernes du château. Nous avons repris la voiture pour nous rapprocher des lieux et, forcement, nous sommes trompés de chemin! Après un petit moment de stress dans des routes non goudronnées, nous avons enfin trouvé une espèce de parking qui semblait être le bon. Nous avons ensuite emprunté un sentier, où nous avons croisé plusieurs chèvres et leurs bergers, qui nous ont indiqué le chemin à suivre.

La randonnée était assez rapide, environ 40 minutes A/R depuis le parking. Nous avons croisé un seul petit groupe de touristes, les autres personnes sur place étaient des berges du coin.
La nuit commençait à tomber et nous avions faim. Il y a beaucoup de petits restaurants à Gjirokastër, donc ça peut être un peu difficile de choisir. Après un peu de recherche, nous sommes allés au Restorant Tradicional Urat, un petit restaurant simple mais très accueillant. La nourriture était traditionnelle, simple et très bonne. Nous avons pris 3 plats, une bouteille d’eau et 2 bières pour moins de 20€!

Après le diner, nous sommes partis au Hangover Cocktail Bar pour boire un coup. Le bar était vraiment beau, niché dans une maison ancienne en pierres, et les cocktails étaient excellents et pas chers, moins de 8€ chaque! Ils proposent des classiques ainsi que quelques cocktails signature à basez de rakia, un alcool traditionnel de l’est européen. C’est une super adresse que je recommande vivement!

Septième jour: Berat
Notre journée a commencé avec un petit déjeuner offert par notre hôte, une dame albanaise simplement adorable, sur la terrasse avec des vues sur les montagnes. C’était un super début de journée!


Il était temps de prendre la route pour quitter Gjirokastër et conduire 2h30 jusqu’à la ville de Berat. Lors de la planification de ce voyage, j’avais un doute sur cette ville et j’avais pensé à l’enlever de l’itinéraire. Je suis très contente de l’avoir gardé car notre visite a été vraiment agréable.
La ville de Berat est relativement grande, mais son charmant centre ville est assez petit. Pour commencer la visite, nous avons choisi le château de Berat. Il est encore plus grand que celui de Gjirokastër et abrite plusieurs bâtiments et maison à l’intérieur de ses murs. Prévoyez quelques heures pour arpenter ses rues, profiter des belles vues et découvrir ses coins cachés.




Après notre visite du château, il était temps de manger un bout. Nous sommes descendus au centre ville et nous sommes posés sur le restaurant de l’hôtel Ansel. Le restaurant était magnifique, avec des vues sympas et de la bonne nourriture. Ils proposent un menu de grillades qui étaient assez cher, mais avaient d’autres plats plus abordables. J’ai décidé de tester le fërgesë, une espèce de purée de poivrons avec tomate et oignons confits. C’était validé!

Après manger, il était temps d’explorer le centre ville. Pour commencer, nous avons longé la rivière pour apprécier la vue des quartiers de Gorica et Mangalem. Berat est connue comme la ville aux mille fenêtres et je vite compris la raison lors de cette promenade.

Ensuite, il était temps de monter des marches pour découvrir les ruelles étroites du quartier de Mangalem. La promenade était agréable, les rues étaient jolies et bien décorées et on avait l’impression d’être dans un labyrinthe où chaque coin de rue nous réservait une nouvelle surprise.


Nous avons pris notre temps pour flâner dans les rues de Mangalem avant de redescendre et découvrir le Boulevard Republika. Sur la route, nous avons croisé la Mosquée du Roi. Une fois sur la place, nous avons trouvé une mosquée et une cathédrale orthodoxe, ce qui représente parfaitement la diversité religieuse du pays.


Après ce petit tour, il était temps de reprendre la route en direction de Tirana. Après environ 2h de route et une vraie galère pour trouver une place de parking, nous sommes enfin arrivés. Le trafic à Tirana est vraiment chaotique, donc il faut s’accrocher!
Pour clôturer la journée, nous sommes allés au restaurant Era dans le quartier de Bllokku, où j’avais déjà mangé lors de mon city trip à Tirana l’année d’avant. Tout était nickel comme la première fois, nous avons très bien mangé et le service était au top. Je recommande toujours!

Huitième jour: Tirana et retour en France
Notre vol décollait le soir, donc nous avions un peu de temps pour nous promener à Tirana. Nous avons décidé de faire un tour à la place Skanderberg. Lors de ma dernière visite, je n’avais pas eu l’occasion de visiter l’intérieur la mosquée Et’hem Bej. J’ai donc profité pour y faire un tour et je n’étais pas déçue. Les murs et le plafond sont remplis de fresques inspirés de l’art islamique turque, c’est vraiment joli.

Après cette visite, nous nous sommes promenés aux alentours de la place pour ensuite prendre la direction de la Pyramide, qui était encore en rénovation lors de ma dernière visite. Ce bâtiment abritait un musée dédie au dictateur Enver Hoxha auparavant et après la chute du communisme a servi à plusieurs usages différents. La rénovation a été faite dans le but de le transformer en un centre multifonction pour les jeunes, avec une promenade, des restaurants, bars, centres culturels, etc.

Il est désormais possible d’aller en haut du bâtiment, grâce à des marches qui ont été installées. Quand nous y sommes allées, les travaux n’étaient pas encore finalisés, mais je pense que le lieu sera assez intéressant à visiter quand il sera prêt et les commerces seront installés.
Pas très loin de la pyramide, nous avons croisé une énorme mosquée, celle de Namazgah. En fait, il s’agit de la plus grande mosquée des Balkans! Nous n’avons pas eu l’occasion de visiter son intérieur car il y avait des travaux, mais j’imagine que la visite vaille le coup.

Pour clôturer cette journée, nous avons décidé d’aller au restaurant Amo Sushi, un deuxième coup de cœur de mon dernier voyage. La formule à volonté le midi était à 2200 LEK (environ 22€) mais il a eu des petites modifications. Certains plats ont été retirés et d’autres limités à un seul par personne, mais la qualité était encore là. Donc j’estime que c’est encore assez intéressant si vous aimez les sushis.

Considérations finales
Voilà, notre séjour arrive à la fin! J’étais très contente de pouvoir découvrir un peu plus de ce pays. Le bilan était plutôt positif: les albanais sont très gentils; les paysages sont variées; le pays possède une histoire très riche avec beaucoup de lieux culturels à découvrir; la gastronomie est un mix agréable des saveurs de la Méditerranée, des Balkans et de la Turquie; le coût de vie est très abordable et le pays n’est pas encore touché par le surtourisme (hors saison en tout cas).
Cependant, il y a 2 points noir qui ne m’ont pas beaucoup plu pendant ce road trip: la conduite et les déchets.
La conduite en Albanie est vraiment sportive dans certains endroits, surtout à Tirana. De plus, certaines routes sont assez mal entretenues ou ne sont pas goudronnées et ce même en ville. Ce n’est pas vraiment un point bloquant, mais il faut être très attentif derrière le volant.
Malheureusement, comme dans beaucoup de pays pauvres, la gestion des déchets n’est pas top et vous en trouverez un peu partout, surtout du plastique. Ce n’est pas très agréable et ça nuit beaucoup au paysage, ce qui est vraiment dommage car il y a des lieux magnifiques en Albanie. Faites votre part avec la gestion de vos déchets et ramassez les déchets sauvages si vous en avez l’occasion.
J’ai beaucoup aimé ce pays et je pense que tout le monde trouvera son compte, entre nature, ville, culture, gastronomie.. J’y retournerai surement et peut être que je partagerai un nouveau récit centré sur la découverte du nord du pays.
Avez vous déjà visité l’Albanie? Si c’est le cas, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour dire ce que vous avez pensé du pays. N’hésitez pas à utilisez les commentaires pour poser des questions ou partager des recommandations si vous en avez. Sur ça, je vous dit à la prochaine les voyageurs!

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