Ring Road Islande – Comment réussir votre road trip islandais

Bonjour les voyageurs ✈️🌎

Ce premier post est dédié à mon road trip en Islande, entre Juin et Juillet 2021. C’est sans doute un des plus beaux voyages de ma vie et je vous conseille vivement de découvrir ce pays.

  1. Comment partir en Islande
  2. Quand partir en Islande
  3. Quel budget prévoir
  4. Que amener pour votre voyage en Islande
  5. Quelques informations importantes
  6. Premier jour: Volcan Fragradalsfjall
  7. Deuxième jour: le Cercle d’Or
  8. Troisième jour: Côte Sud
  9. Quatrième jour: Côte Sud
  10. Cinquième jour: Côte Sud
  11. Sixième jour: Fjords de l’Est
  12. Septième jour: Diamond Circle
  13. Huitième jour: Diamond Circle
  14. Neuvième jour: Húsavík et Akureyri
  15. Dixième jour: Route vers les Fjords de l’Ouest
  16. Onzième jour: Les Fjords de l’Ouest
  17. Douzième jour: Fjords de l’Ouest et route vers le sud
  18. Treizième jour: Pensinsule de Snæfellsnes
  19. Quatorzième jour: Route vers le sud et Glymur
  20. Quinzième jour: Détente au Blue Lagoon

Comment partir en Islande

La façon la plus simple de se rendre en Islande est de partir en avion. L’aéroport de Keflavik reçoit des vols de plusieurs pays européens et des compagnies aériennes low-cost telles que EasyJet et Wizz Air proposent des vols à des tarifs abordables.

Pour mon voyage, j’ai choisi de voler avec Wizz Air au départ de Milan. Le vol était direct avec une durée de 4h25 et j’ai payé 105€ pour ce vol aller retour. J’habite à Chambéry, mais le déplacement jusqu’à Milan étaient rentable en vue du prix du vol ainsi que du fait qu’il soit direct.

Quand partir en Islande

La météo islandaise est assez imprévisible et capricieuse. Les mois d’hiver sont ceux qui présentent la météo la plus défavorable, avec beaucoup de vent, pluie, neige et même des tempêtes de neige assez violentes des fois. Les journées sont très courtes, surtout pendant les mois de décembre et janvier quand le soleil peut rester dans le ciel à peine 4 heures par jour. Plusieurs routes sont bloquées à cette époque à cause de la neige, mais la route 1 (Ring Road) reste ouverte. Cependant, il s’agit de la meilleur époque pour visiter les grottes de glace ainsi que pour chasser les aurores boréales.

Les mois de printemps témoignent une hausse des températures ainsi que le début de la fonte des neiges. Une partie des routes (principalement dans les Fjords de l’Ouest) reste bloquée, mais d’autres commencent à ouvrir. Les températures commencent à monter et les journées à se rallonger. Le mois d’avril marque le début de la saison d’observation des baleines. Les aurores boréales sont visibles jusqu’à mi-avril et il n’y pas beaucoup de touristes à cette période, ce que fait que les prix soient plus intéressants.

L’été est la saison la plus prisée par les touristes, surtout grâce aux températures beaucoup plus confortables (entre 9 et 14°C, avec des pics arrivant à 20°C) ainsi que des journées très longues avec le fameux soleil de minuit. C’est la seule époque de l’année où les Highlands (les montagnes à l’intérieur de l’île) sont accessibles. C’est aussi l’époque ou les macareux retournent aux côtes islandaises pour la période de reproduction. En vue de tout ces points positifs, forcement il s’agit de la saison la plus chère pour visiter ce pays.

Pendant les mois d’automne, les températures (et les prix) commencent à baisser, les journées commencent à se raccourcir et les touristes deviennent moins nombreux. L’observation des baleines est possible jusqu’à fin septembre/début octobre. La saison des aurores boréales commence aussi au mois de septembre et celle des grottes de glace commence en mi-octobre. Les couleurs automnales commencent à apparaitre et changent les paysages.

Attention: même pendant l’été, il est possible d’avoir des températures assez basses (nous avons eu une journée à 2°C au début du voyage). La météo est aussi très instable et la pluie peut tomber n’importe quand. Le vent peut aussi être très fort dans certaines régions, surtout pendant l’automne et l’hiver.

Quel budget prévoir

L’Islande est un pays avec un coût de vie élevé, donc il faut prévoir un budget conséquent pour le visiter. En plus de cela, dans plusieurs régions plus reculées il n’y a pas beaucoup d’hébergements touristiques, ce qui fait gonfler les prix. De ce fait, la façon la plus économique de séjourner en Islande est de louer un van aménagé pour minimiser les coûts d’hébergement.

Au niveau de l’essence, les prix étaient un peu plus cher que ceux en France lors de notre séjour. Nous avions dépensé un total de 324€ d’essence pour faire le tour du pays en 2 semaines. Actuellement, les prix ont beaucoup augmenté et à la date de postage de ce guide (09/02/2022) le litre coûte environ 2,08€, soit une augmentation de plus de 30%. Ce que fait que avec le prix actuel, notre budget essence aurait été de 434€.

Si vous ne voulez absolument pas dormir dans un van, il faudra prévoir au moins 100€ par nuit (voir 150€ à certains endroits) pour un hébergement basique. Il est possible de trouver des chambres chez l’habitant un peu moins cher vers Reykjavik, mais dès que vous quittez la capitale les prix augmentent beaucoup. La location d’une voiture simple vous coutera au moins 50€ par jour (hors assurance).

Au niveau de la nourriture, les restaurants sont assez cher. Comptez au moins 50€ par personne pour un repas avec entrée + plat principal dans un restaurant classique. Pour les restaurants plus simples (même de la street food), comptez environ 20€ par personne pour un plat. Nous avons fait 4 restaurants lors de notre séjour, pour un total de 250€ à deux.

Avec ces prix très élevés, il est plus intéressant de préparer votre propre nourriture. Si vous avez un van aménagé, vous aurez des ustensiles nécessaire pour cuisiner. Lex prix au supermarché sont plus importants qu’en France, surtout au niveau de la viande et de la volaille qui peuvent couter 2 ou même 3 fois plus cher! Pendant notre séjour, nous avons dépensé environ 280€ au supermarché (et 40€ au boucher pour 500g de mouton) pour les 13 jours de road trip.

L’alcool en Islande est assez cher et est vendu seulement dans des magasins spécialisés appelés ‘Vinbudin’. Une bière locale en 33cl vous coutera au moins 2,50€, tandis qu’une bière artisanale sera plutôt aux alentours de 4€. Pour les alcools forts, comptez au moins 30€ pour 50cl d’une vodka basique. Au bar, une pinte de bière vous coutera entre 10€ et 15€

Les activités en Islande peuvent très vite gonfler votre budget. Il y a énormément de choses à faire et normalement les prix de ces activités sont assez conséquentes. Dans notre voyage, nous avons dépensé environ 720€ à deux pour toutes nos activités (je vous les décrirai lors du guide).

Finalement, votre budget pour visiter l’Islande devra être aussi conséquent. Un budget entre 2000€ – 2500€ par personne (si vous partez au moins à 2, bien sûr) pour 2 semaines doit être suffisant pour la location de van aménagé, les frais de camping, l’essence, la nourriture, les visites, les activités et quelques petits plaisirs!

Que amener pour votre voyage en Islande

Peu importe l’époque de votre visite, prévoyez toujours des vêtements imperméables ou au moins qui sèchent vite. Il est très probable que vous allez avoir au moins une journée de pluie et pour éviter d’être trempé, l’idéal est de prévoir au moins un manteau et une paire de chaussures de marche imperméables.

L’accès à l’internet est très important pendant un road trip. Plusieurs opérateurs français ont des offres avec internet en Europe (dans mon cas, le forfait B&you de chez Bouygues), vérifierez donc si c’est votre cas. Sinon, vous pouvez acheter un forfait international auprès de votre opérateur ou une carte SIM islandaise une fois sur place.

Des bonnes chaussures de marche sont à prévoir et il vaut mieux qu’elles soient étanches, tant pour la forte probabilité de pluie que pour les visites aux plusieurs cascades du pays.

L’Islande est un pays avec beaucoup d’activité thermale, ce que culmine dans plusieurs sources d’eau chaude qui peuvent être trouvées en pleine nature ou dans des spas luxueux. De ce fait, un maillot de bain est indispensable pour votre voyage pour profiter des moments de détente dans ces eaux chaudes.

Pendant l’hiver, des sous-vêtements thermaux sont à prévoir, ainsi que des haut, des bas et des chaussettes très chauds. Des bonnets, des gants et des écharpes sont aussi essentiels à cette époque et à prévoir même pendant les mois plus chauds.

Quelques informations importantes

– En Islande, il est interdit de dormir en dehors des campings (sur des parkings ou à côté de la route par exemple). Il faut donc prévoir des campings pour toutes les nuits.

– La faune et la flore islandaises sont très sensibles. Soyez respectueux de la nature, restez toujours sur les sentiers indiqués, ne prenez rien avec vous autre que des photos e des beaux souvenirs et surtout ne laissez rien derrière vous autre que vos pas. Aidez à préservez ce pays si magique pour que d’autres puissent profiter après vous 🙂

– Il existe une carte de camping qui coûte 179€ et est valable pendant 1 mois. Elle vous permet de séjourner dans des dizaines de campings partout dans le pays et représente très souvent des bonnes économies, sachant qu’une nuit de camping coûte environ 10€ par personne. La carte est valable pour un groupe de 2 adultes et 2 enfants maximum. Si vous êtes plus nombreux (3 adultes par exemple), il faut une deuxième carte.

– Il y a des routes spéciales en Islande qui sont réservés seulement aux véhicules 4×4. Il s’agit des routes F qui ne sont pas goudronnées et peuvent être assez difficiles à naviguer. Ce guide ne présente aucune route F.

– L’argent liquide est très peu utilisé en Islande et le paiement par carte bancaire est disponible pratiquement partout, même dans les plus petit camping dans le coin le plus perdu du pays! Je vous recommande la carte Ultim de chez Boursorama Banque car vous n’avez aucun frais à l’étranger. Si cela vous intéresse, vous pouvez utiliser mon code de parrainage (CAAL7845) pour ouvrir votre compte et gagner 130€ lors de votre inscription.

– Il n’y a pas de péage dans le pays, à exception du tunnel du Vadlaheidi au nord du pays, qui donne accès à la ville de Akureyri sans passer par la route de montagne.

– La majorité des parkings des lieux à visiter est gratuite, à exception du parc national de Thingvellir et quelques cascades dans le sud du pays

Et voilà pour les informations importantes à savoir avant votre départ. Maintenant, je vous présente l’itinéraire de la road trip islandaise!

Premier jour: Volcan Fragradalsfjall

<Petite parenthèse avant de commencer: pendant les 2 premiers jours de notre voyage, nous n’avions pas encore notre van. Nous avons donc loué une voiture et nous avons dormi dans une chambre chez l’habitant à Keflavik en attendant notre van.>

Pour notre premier jour en Islande, nous avons décidé de visiter le volcan Fragradalsfjall. A l’époque de notre visite, il était toujours en éruption et nous avons pu voir la lave fraiche couler. C’était une expérience vraiment unique!

La lave qui coule dans le champs

Pour accéder à cette partie de l’éruption, nous avons marché à peine une vingtaine de minutes, sur un chemin plat. Actuellement, ce champs de lave s’est encore agrandi et il est plus rapide d’y accéder.

Ensuite, nous avons emprunté un autre chemin qui nous amenait jusqu’au cratère active de cette éruption. Cette marche était un peu plus longue, environ 2h30/3h00 avec une montée assez raide, mais bien adapté avec des cordes sur les passages le plus compliqués. Une fois en haut, nous avions une vue très sympathique de toute la vallée. Ensuite, nous avons continué a marcher sur le terrain assez plat pendant une quinzaine de minutes jusqu’à atteindre le cratère.

Le jour de notre visite, il n’avait pas beaucoup d’activité, donc nous n’avons pas pu la lave couler directement du cratère. Malgré cela, la quantité de lave durci autour était assez impressionnant.

Fragradalsfjall volcano
Vue du cratère et du champ de lave

Nous sommes restés à Fragradalsfjall pendant environ 7h, donc il faut prévoir au moins une demi-journée pour cette visite.

Deuxième jour: le Cercle d’Or

Notre deuxième jour a été dédié au fameux Cercle d’Or. Il s’agit d’un parcours contenant plusieurs endroits qui représentent très bien les paysages et particularités de l’Islande. Notre première destination du jour était le parc national de Thingvellir, qui se trouve à 1h30 de la capitale. Cet endroit est très important car il abrite le plus grand lac de l’île et est aussi la région où les plaques tectoniques américaine et européenne se rencontrent, créant des fissures assez impressionnants. En plus de cette importance géographique, ce parc est aussi très important historiquement et politiquement, car le premier parlement islandais se tenait ici.

Le parc abrite plusieurs sentiers différents pour découvrir le parc, le lac, l’église, la cascade Öxarárfoss, etc. C’est aussi dans ce parc que vous pouvez faire du snorkeling ou de la plongée entre les plaques tectoniques. La visibilité des eaux est une des meilleures au monde. Je n’ai pas fait cet activité car je l’ai trouvé trop cher (plus de 100€ pour à peine 30 minutes) et aussi car la fissure (Silfra) est assez petite.

Nous avons préféré nous promener dans le parc et admirer la beauté de l’eau du lac et des petites rivières qui coulent vers celui-ci. L’eau est très transparent et avec une couleur turquoise tout simplement magnifique, même si la journée été assez grise lors de notre passage.

Thingvellir Park
Panorama du Parc de Thingvellir
Silfra
L’entrée de la fameuse fissure de Silfra
Thingvellir Park
L’eau dans les rivières qui passent par le parc

Après avoir passer une petite heure à suivre les rivières et admirer ses couleurs, nous avons emprunté le sentier de la cascade Öxarárfoss (petite note: foss veut dire cascade en islandais, donc les mots avec le suffixe ‘foss’ normalement se réfèrent à une cascade). Sur la route, nous avons croisé une petite église assez mignonne. Le sentier était très facile et nous a pris à peine une demi-heure. Öxarárfoss a était la première cascade que nous avons vu en Islande. Elle n’est pas très grande mais est assez photogénique, surtout grâce aux roches noires qui l’entourent. Nous sommes restés ici une quinzaine de minutes car la météo n’était pas top.

Thingvellir Church
La petite église au milieu du chemin
Öxarárfoss waterfall
Cascade Öxarárfoss

Après notre promenade, nous avons repris la route vers l’entrée principale et le parking. Nous sommes passés par le centre des visiteurs, ou il y a quelques explications concernant le parc et son importance. Petit rappel: le parking de Thingvellir est payant (750 ISK la journée, environ 5€), pensez bien à le régler dans les bornes dédiées!

Nous avons repris la route pour notre prochaine destination, à 1h de route: Haukadalur. Haukadalur est une zone géothermale qu’abrite des geysers, ainsi que des piscines d’eau chaude arrivant jusqu’à 100°C. Le plus gros des geysers dans cette zone s’appelle Geysir et a carrément nommée ces jets d’eau chaude qui jaillissent de la terre. Actuellement il est dormant et ses éruptions sont très rares. Cependant, le deuxième geyser de la zone, Strokkur, est très active et ses jets d’eau chaude qui montent jusqu’à 30 mètres sont visibles toutes les 5/10 minutes.

Hakadalur
Une des piscines d’eau chaude à Haukadalur
Eruption du geyser Strokkur

Nous sommes restés à Haukadalur pendant environ 1h, ce qui a été suffisant pour observer les geysers ainsi que piscine d’eau chaude et les marmites de boue. L’odeur ici est assez désagréable à cause du soufre, mais est tout à fait supportable. Comme dans plusieurs autres endroits touristiques en Islande, il y a un magasin de souvenir à côté de la zone thermale.

Notre troisième destination était à seulement 10 minutes de Haukadalur. Il s’agit de la cascade Gullfoss, une des plus célèbres du pays. Son nom veut littéralement dire ‘chutes d’or’ et décrit très bien les deux chutes de cette cascade, mesurant 11 et 21 mètres. Lors que le soleil brille sur ces chutes, un très beau arc-en-ciel peut être observé (malheureusement le jour que nous sommes passé il n’avait pas assez de soleil).

Il y a une plateforme d’observation juste à côté de la cascade ainsi qu’une deuxième en hauteur. Je recommande de visiter les deux pour avoir des vues différentes de cette belle cascade.

Gullfoss waterfall
Vue de la plateforme en hauteur
Gullfoss waterfall
Vue de la plateforme à côté

Nous sommes restés à Gullfoss environ 30 minutes et nous avons repris la route vers Skálholt. Nous avons mis 30 minutes pour arriver à la Skálholt. Cette région a abrité l’une des diocèses le plus importantes de l’île et a aussi été un centre politique et intellectuel du pays. Actuellement, nous pouvons y trouver une cathédrale ainsi que des ruines de la cathédrale médiévale qui s’y trouvait au 12eme siècle.

Lors de notre visite, nous avons croisé un jeune qui s’occupait de la cathédrale et que nous a expliqué toute l’histoire de cet endroit. Cela a été très intéressant et je recommande de visiter cet endroit rien que pour écouter ces histoires!

Skálholt
Cathédrale de Skálholt
Skálholt turf house
Reconstruction d’une maison islandaise traditionnelle

Notre avant dernière destination du jour se trouvait à 20 minutes de Skálholt: le cratère de Keriđ. Ce cratère a été créé par une éruption il y environ 3.000 ans et depuis l’eau est venue se déposer à l’intérieur pour créer un lac d’une profondeur qui varie entre 7 et 14 mètres selon le taux de pluie. Pour visiter Keriđ, il faut régler 400 ISK (environ 2,60€). Il est possible de faire le tour du cratère par le haut et aussi descendre jusqu’au bord du lac. Le mélange des couleurs ici est vraiment très beau!

Keriđ
Vue de la partie haute du cratère (sous la pluie)
Keriđ
Vue de Keriđ au bord du lac

Et pour finir cette journée en beauté, nous avons pris la route en direction de la vallée de Reykjadalur, à 30 minutes de Keriđ. Cette vallée est aussi une zone thermale, avec une rivière chaude où vous pouvez vous baigner. Pour atteindre la région de la baignade, il faut marcher environ 3,5 km (7 km le trajet aller/retour).

Garez-vous au parking à côté du café Dalakaffi et suivez le sentier indiquez par le panneau ‘Reykjadalur hotspring’. Le sentier est très bien balisé, donc facile à suivre. Cette randonnée est très agréable et les paysages sont à couper le souffle. Lors de votre ascension, vous pourrez observer le canyon Djúpagil à votre gauche, ainsi que la cascade Djúpagilfoss.

Une fois que la montée est finie, vous atteindrez la vallée de Reykjadalur. Ici vous croiserez plusieurs marmites de boue, des fumerolles et des bassins thermaux dépassant les 100°C. Faites attention car le sol ici est assez instable, donc ne sortez pas du chemin. Continuez à suivre le chemin et vous arriverez à Klambragil, où vous pourrez vous baigner enfin! Cet endroit est bien aménagé, avec des structures en bois pour pouvoir poser vos affaires et vous changer. Il est très fréquenté, surtout pendant l’été, raison par laquelle il vaut mieux venir soit tôt le matin ou tard le soir.

Malheureusement, nous avons oublié d’apporter nos maillots de bain lors de notre promenade. Nous l’avons beaucoup regretté car les gens qui étaient dans l’eau avait l’air très détendus. Nous avons aussi oublié de charger le téléphone, donc nous n’avons pas de photos de la rivière. Ne faites pas comme nous et pensez bien au maillot de bain, la serviette et le chargeur!

Début de la randonnée vers la zone de baignade

Nous avons mis environ 2h pour faire l’aller retour vers la zone de baignade. Cela serait bien de prévoir 1h de plus au moins si vous voulez vous baigner. Cette journée a été très intense, nous étions partis à 8h00 de Keflavik et rentrés vers minuit dans notre AirBnb. Cela a été possible grâce au fameux soleil de minuit!

Petite astuce: Le trajet aller/retour jusqu’à notre logement nous a pris 3h, donc si vous pouvez commencer votre journée plus près du parc Thingvellir et la finir près de Reykjadalur vous gagnerez quelques heures.

Troisième jour: Côte Sud

Notre troisième jour était très spécial car nous avons enfin récupéré notre van aménagé! Après la signature du contrat de location ainsi que plusieurs explications concernant la conduite, les choses qui n’étaient pas couverte par l’assurance (des dommage causé par des animaux et par la traversée interdite d’une rivière) et les mesures de sécurité, nous avons pu partir en direction de la côte sud.

Attention: très souvent dans les bureaux de location de van aménagé il y un endroit ou vous pouvez récupérer des choses que les anciens locataires ont laissé, spécialement de la nourriture. Nous n’avions pas fait attention à cela et quelle a était notre surprise en découvrant cela lors du retour du van….

Camp Easy van
Notre petit van devant la cascade de Skogafoss

Notre premier arrêt après avoir récupérer le van était au supermarché pour faire le plein de nourriture. Je vous conseille de le faire dès le départ, surtout si vous êtes à Reykjavik ou Keflavik, car les grandes villes sont assez rares. Nous avons fait nos courses chez Bonus (le supermarché discount du pays) ainsi que chez Kronan (un peu plus cher mais beaucoup plus d’options). Nous avons eu pour presque 200€ de courses (aïe) mais nous avons pu très bien manger pendant plusieurs jours.

Après les courses, nous avons repris la route vers Seljalandsfoss. Nous avons eu pour 2h de route car nous étions partis de Keflavik. Seljalandsfoss est l’une des cascades le plus photographiées en Islande et pour des bonnes raisons! Cette chute de 60 mètres est assez majestueuse et vous pouvez même marcher derrière l’eau qui tombe. Cette fois-ci nous avons eu de la chance et grâce à une journée très ensoleillée nous avons pu voir un magnifique arc en ciel.

Seljalandsfoss
Seljalandsfoss et son arc en ciel

Seljalandsfoss a une ‘petite soeur’ un peu moins connue qui se trouve à quelques centaines de mètres. Il s’agit de Gljúfrabúi, une petite chute accessible par un canyon étroit. Malgré sa taille, cette cascade a quand même son petit charme!

Gljúfrabúi
Gljúfrabúi et moi 🙂

L’accès aux deux cascades est assez simple, car elles sont très proche de la route et le parking est à quelques centaines de mètres de Seljalandsfoss. Il est payant, 800 ISK (environ 5,30€) et le ticket est valable toute la journée.

Après une petite heure pour bien apprécier ces chutes d’eau (et le soleil!), nous avons conduit pendant 30 minutes pour arriver à une autre cascade très célèbre: Skógafoss. Cette cascade est aussi haute que Seljalandsfoss mais beaucoup plus puissante avec une largeur de 25 mètres. Nous avons pu voir des doubles arc en ciel ici!

A droite des chutes, il y a des escaliers pour aller en haut de la cascade. Il y a pas mal de marches mais la vue vaut l’effort! En haut, il y a un chemin qui suit la rivière et fait partie d’une longue randonnée de 25 km qui s’appelle Fimmvörðuháls. Ce sentier suit la rivière Skoga jusqu’à la vallée de Þórsmörk. Nous ne connaissions pas ce sentier avant et comme notre itinéraire était assez serré, nous n’avons pas pu le faire. Mais apparemment il est très sympa et vaut vraiment le détour.

Skógafoss waterfall double rainbow
Skógafoss et son double arc en ciel
Skógafoss waterfall
Vue d’en haut des marches
Skoga river
Quelques petites chutes d’eau dans la rivière Skoga
Fimmvörðuháls walk
Panneau indiquant le sentier Fimmvörðuháls

Nous avons suivi la rivière Skoga pendant quelques kilomètres avant de faire demi-tour et retourner vers notre van. Notre prochain stop se trouvait à une dizaine de minutes en voiture. Ce stop était l’épave de l’avion Super C-3 de la marine américaine qui s’est écrasé sur les sables de Sólheimasandur en 1973. Différemment des endroits visités auparavant, celui-ci n’est pas directement accessible en van ni en voiture. Il faudra la garer dans un petit parking qui est assez facile à louper.

Une fois que votre véhicule est garé, vous pouvez prendre le chemin que vous amène jusqu’à l’épave de l’avion. Il faut compter au moins 45 minutes pour atteindre l’objectif. Les paysages environnantes sont très beaux, mais personnellement je n’ai pas trouvé l’avion si intéressant. Si vous continuez à suivre le chemin, vous arriverez à une belle plage de sable noir. Nous étions que tous les deux sur cette plage, ce qu’était assez sympa.

Chemin pour arriver à l’avion
Sólheimasandur plane wreck
Petite pose classique sur l’épave de l’avion

Nous sommes restés par ici environ 2h00, mais personnellement je pense que vous pouvez sauter cette étape, surtout si vous n’avez pas beaucoup de temps. Notre prochaine destination devait être la péninsule de Dyrhólaey, mais malheureusement nous n’avons pas pu la visiter. D’habitude cet endroit est ouvert 24h mais entre Mai et Juin il est fermé entre 19h00 et 9h00 pour que les oiseaux migrateurs puissent être au calme. Nous ne avions pas eu cette information et nous sommes arrivés vers 21h sur place. Si vous visitez pendant ces mois, faites donc attention aux horaires.

Ensuite, nous avons repris la route pour atteindre la plage de Reynisfjara, situé a un quart d’heure de Dyrhólaey. Cette plage est une des cartes postales du pays, avec son sable noir, ses formations rocheuses et ses colonnes de basalte. L’accès est très simple et le parking se trouve très proche de la plage. Le panorama est très sympa et nous avions une très belle lumière de fin de journée (il était déjà 22h). C’est ici que nous avons observé nos premiers macareux, qui faisait ses nids sur les colonnes de basalte.

Reynisfjara
Les colonnes de basalte de Reynisfjara
Reynisfjara
Reynisfjara en fin de journée

Et voilà, cette belle plage noire a été notre dernier stop de la journée. Une journée très chargé qui a commencé à 9h00 et s’est terminé vers minuit. Nous avons repris la route pour la dernière fois pour atteindre notre camping pour la nuit, le Tjaldsvæðið Kleifar (Tjaldsvæðið veut dire camping en islandais), qui était inclus dans notre carte de camping. Le camping était très simple et il n’avait pas de douches, mais les installations étaient suffisantes pour une nuit.

La grotte de Hálsanefshellir

Quatrième jour: Côte Sud

Pour accéder au glacier, nous avons pris un énorme 4×4 qui nous a conduit jusqu’au pied du glacier. Après, nous avons récupéré un piolet chacun et chaussé les crampons pour débuter la promenade. Nous avons beaucoup avancé dans le glacier et nous avons pu voir plusieurs crevasses, des cascades cachées, des grottes creusé par l’eau.. C’était vraiment magnifique! Nous avons aussi pu boire de l’eau qui coulait directement du glacier. Nous sommes restés sur le glacier environ 3h30 et malheureusement il y a plu vers le milieu de notre tour. Mais cela n’a pas été si gênant que ça finalement.

Glacier walk Iceland
Petite photo vers le milieu de notre promenade
Glacier walk iceland
Cascade cachée

Après le tour, nous sommes revenus au terminal de Skaftafell en 4×4. Nous avons récupéré notre van pour s’installer au camping de Skaftafell. Nous avons préféré d’installer le van assez tôt pout être sur d’avoir une place et profiter du parc de Skafatfell tranquillement. De plus, le parking ici est payant, donc il valait mieux se poser directement sur le camping.

Une fois le van installé, nous sommes partis pour découvrir quelques uns des plusieurs sentiers de randonnée du parc. Nous avons choisi le parcours S2 (Svartifoss – Sjornarsker – Sel) qui a été assez simple et court. Nous avons mis environ 2h30 pour faire l’aller/retour au camping. Svartifoss est une cascade très jolie entouré de colonnes de basalte, tandis que Sjornarsker est un belvédère avec une très belle vue dégagé de la région. Sel est une ancienne ferme traditionnelle islandaise, avec les fameux toits recouverts d’herbe.

Svartifoss waterfall
Svartifoss et ses colonnes basaltiques
Sjornarsker
Sjornarsker
Sel
La ferme de Sel

Pour la première fois depuis le début du voyage, notre journée s’est terminé assez tôt. Vers 18h30 nous étions au camping en train de faire a manger. Nous avons beaucoup apprécié le camping de Skaftafell grâce à sa bonne localisation ainsi que ses installations très modernes et propres. Le seul point ‘négatif’ est que ce camping n’était pas inclus dans notre carte de camping. La nuit au camping coûte 250 ISK pour l’emplacement (environ 1,65€) plus 1500 ISK par adulte (environ 10€).

Cinquième jour: Côte Sud

Nous avons décidé de commencer notre cinquième journée avec une autre activité très propre à l’Islande: du kayak dans une lagune glaciale! Nous avons eu de la chance et le soleil a décidé de se pointer à nouveau. De notre camping jusqu’à Jökulsárlón (la fameuse lagune glaciale) nous avons conduit pendant 50 minutes.

Jökulsárlón
Les icebergs de Jökulsárlón
Jökulsárlón kayaking
Kayak en Jökulsárlón
Glacier ice
De la glace pure venant directement du glacier

Après le tour de kayak, nous avons repris la route en direction du canyon Múlagljúfur à 20 minutes de la lagune. Je n’avais pas prévu de visiter cet endroit mais le guide qui nous a accompagné au glacier nous avez dit qu’il était très sympa. Heureusement que nous l’avons écouté car ce canyon était, dans mon humble opinion, le plus beau de tout le voyage.

Pour y accéder, il faut emprunter une route un peu compliquée. Mais si vous roulez tranquillement, elle est tout à fait praticable. Une fois au bout de la route, vous pouvez garer votre voiture et monter la petite côte juste en face pour trouver le chemin. Ce sentier n’est pas balisé, mais il y a assez de passage pour qu’il soit facile à suivre. Il y a quelques montées assez raides (surtout vers la fin) mais sinon le restant du parcours est assez simple.

Múlagljúfur canyon
La première cascade du canyon
Múlagljúfur canyon
Vue panoramique en haut du canyon
Múlagljúfur canyon
Deuxième cascade à la fin du canyon

La majorité des randonneurs s’arrêtent au niveau de la première cascade, mais je recommande vivement de continuer jusqu’à la fin du canyon. La vue de tout en haut est magnifique et même si la montée est très raide, la franchir vaut vraiment le coup! Comptez au moins entre 3h et 4h pour cette randonnée.

Après cette marche, nous avons repris la route en direction de Diamond Beach, qui se trouve juste en face de Jökulsárlón. Le nom de cette plage vient du fait que plusieurs icebergs se trouvent dans l’eau ainsi que sur le sable. Le contraste de la mer bleue avec les sable noir et les icebergs blancs/bleus/transparents est assez beau. Nous avons passé environ 1h ici.

Diamond Beach
Icebergs à Diamond Beach
Diamond Beach
Moi qui fait la reine des neiges

Après une overdose d’icebergs, nous avons pris la direction de la ville de Höfn pour manger dans un restaurant que le guide du kayak nous avait recommandé. Le restaurant s’appelle Pakkhús et sert de la nourriture contemporaine avec des produits locaux. Les plats étaient très bien présentés et délicieux. Nous avons goûté du mouton et du cheval islandais et je recommande les deux. Il y a aussi du poisson et des fruits du mer, ainsi que des options végétariennes et véganes . L’addition était assez salée, nous avons payé 90€ pour une entrée et deux plats, plus 18€ pour deux bières en attendant notre table.

Pakkhús
Mouton et cheval islandais

Nous sommes restés au restaurant pendant 2h et sommes parties vers 22h. Nous avions encore beaucoup de route à faire, car nous avions prévu de dormir dans un camping dans les Fjords de l’est. On a essayé de visiter Vestrahorn, mais il était trop tard et les barrières étaient fermées. Le détour a été quand même une bonne idée car nous avons pu voir des rennes qui se reposaient à côté de la route.

Reindeer in Iceland
Les groupe de rennes que nous avons croisé

Comme il était déjà très tard, nous n’avons pas pu faire d’autre stop sur la route. Mon chéri a conduit pendant 4 heures et nous sommes arrivés au camping vers 2h du matin… Je ne recommande pas de faire cela, même si les fjords étaient magnifiques avec la lumière de fin de journée. Il vaut mieux dormir vers Höfn et repartir de bonne heure le lendemain. Nous avons dormi dans le camping de Stöðvarfjörður, inclus dans notre carte de camping.

Sixième jour: Fjords de l’Est

Nous avons commencé la journée avec une petite grasse matinée (bien mérité) jusqu’à 11h. Notre première destination du jour était à 1h30 de notre camping. Il s’agit de Hengifoss, une de plus grandes cascades du pays avec 128 mètres d’hauteur. Le sentier qui mène à Hengifoss vous fait passer par une autre cascade, Litlanesfoss. La marche pour accéder aux cascades n’est pas très longue ni compliquée.

Litlanesfoss
Litlanesfoss, à mi-chemin de Hengifoss

Le jour de notre visite, le chemin jusqu’à Hengifoss était fermé à cause des glissements de terrain. Nous avons quand même décidé de continuer la marche et nous ne l’avons pas regretté. Quelques parties du chemin en bois étaient détruites par des pierres, mais sinon la promenade était dans des bonnes conditions. Nous aurions pu nous approcher encore plus de la cascade, mais comme le chemin était plus compliqué nous avons préféré de pas le faire.

Hengifoss
Hengifoss

Nous sommes restés ici environ 2h30 et la marche aller retour est faisable en 1h45. Ensuite, nous avons repris la route en direction d’Egilsstaðir. Sur la route, nous avons croisé pas mal de fleurs bleues/violettes qui sont très répandue en Islande à cette époque. Apparemment, il ne s’agit pas d’une plante native.

Camp easy van
Notre van entouré des fleurs bleues

Une fois arrivé à d’Egilsstaðir, nous avons profité pour faire le plein d’essence et de nourriture. Ensuite, nous sommes partis en direction du village de Seyðisfjörður. Rien que la route pour y accéder est déjà magnifique. Nous y sommes allés 21 juin et il avait encore une couche de neige en haut de la montagne. Nous avons pris notre temps avec quelques arrêts pour admirer les paysages.

Seyðisfjörður mountain pass
Route de montagne pour accéder à Seyðisfjörður

Seyðisfjörður est un petit village très paisible et photogénique. Entre sa petite église bleue, une rue aux couleurs de l’arc en ciel, le fjord et les montagnes, il y a des belles choses à voir. Le tour du village se fait assez vite, mais si vous avez du temps et vous êtes motivé, il y a quelques marches dans les montagnes environnantes à faire. De notre côté, le tour du village nous a suffit et nous y sommes restés environ 1h.

Seyðisfjörður
Panorama du village de Seyðisfjörður
Seyðisfjörður blue church
Eglise bleue et sa rue en arc ciel

Notre prochaine destination du jour était Borgarfjörður Eystri. La route pour y accéder n’était pas top et la météo non plus. Nous avons quand même choisi de continuer et nous ne le regrettons pas! Les vues du fjord sont très belles et dans une île au bout de celui-ci il y a une énorme colonie de macareux. Nous sommes restés quelques heures par ici, surtout à observer les macareux qui étaient vraiment nombreux. Cette région est très connue pour avoir plusieurs randonnées très belles, mais à l’époque que nous y étions il avait encore de la neige et les randonnées n’étaient pas vraiment praticables.

Borgarfjörður
La vue du fjord et des moutons qui se trouvent un peu partout
Puffins in Borgarfjörður
Aperçu de la colonie de macareux

Nous avons fait demi-tour pour revenir à Seyðisfjörður, où nous avons passé la nuit. Le camping de Seyðisfjörður était assez basique, je ne peux pas vraiment le recommander surtout car les douches sont payantes. Il était inclus dans notre carte de camping.

Septième jour: Diamond Circle

Notre septième journée a commencé avec une deuxième visite que je n’avais pas prévu de base, mais qu’avait été recommandée par un couple suisse qui nous avons croisé à Diamond Beach. Il s’agit du canyon de Stuðlagil. Ce canyon a la particularité d’abriter des magnifiques colonnes de basalte, ainsi qu’une rivière glaciale de couleur turquoise. Vous pouvez visiter le canyon des 2 côtés et je vous recommande de le faire.

Quand vous tapez Stuðlagil sur Maps, il vous amènera du côté de la plateforme d’observation. C’est la façon la plus rapide de visiter cet endroit, car vous avez juste à descendre les marches pour accéder à la plateforme. Par contre, la vue de l’autre côté est bien plus sympa!

Stuðlagil platform
Vue de Stuðlagil au niveau de la plateforme

Pour mieux apprécier ce canyon, tapez ‘Stuðlagil (East side parking)’ pour atteindre le premier parking du côté est. Ensuite, vous pouvez traverser le pont et continuer jusqu’à la fin de la petite route pour se garer plus près et gagner du temps de marche. Prenez donc le petit sentier qui longe le canyon.

Au début de la marche, vous croiserez une cascade sympa. La marche est assez plate et agréable à faire, avec une très bonne visibilité du canyon, surtout vers la fin. Vous pouvez aussi descendre le canyon au niveau de l’eau, pour l’apprécier d’une perspective différente. Comptez environ 1h30 pour l’aller retour si vous garez la voiture à la fin de la route.

Stuðlafoss
Stuðlafoss
Stuðlagil
Vue de Stuðlagil au niveau de l’eau
Stuðlagil canyon
Vue Stuðlagil côté est

On reprends la route pour atteindre une des cascades le plus puissantes d’Europe, Detifoss. Comme Stuðlagil, vous pouvez visiter cette cascade du côté est et ouest. Par contre, il vaut mieux choisir un seul côté car il faut 1h (et 62km) pour aller d’un côté à l’autre. Je vous recommande de visiter le côté est, comme nous avons fait. Pensez bien à taper ‘Detifoss east side’ pour arriver du bon côté.

Detifoss est une cascade impressionnante, avec un débit d’eau énorme. Rien que le son de l’eau qui tombe est déjà incroyable. De ce côté, il est possible de s’approcher beaucoup de la cascade.

Detifoss
Vue de Detifoss près du parking
Detifoss
Detifoss de plus près

Pas très loin de Detifoss il se trouve une autre cascade, Selfoss. Celle-ci est plus petite et moins puissante, mais très belle. Pour y accéder, il faut marcher environ 1km. Sur le chemin, vous croiserez des petites plages de sable noir au bord de la rivière. Attention au sable près du bord de l’eau, car il est souvent gorgé d’eau et il très facile de s’y enfoncer les pieds.

Black sand beach
Plage de sable noir
Selfoss
Selfoss

Après avoir visité Detifoss et Selfoss, nous avons repris notre voiture pour visiter la dernière cascade de la journée. Nous l’avons vu de loin, sur un parking un peu en hauteur. C’était Hafragilsfoss, et la vue d’ici était simplement magnifique même si la cascade en soi n’est pas si impressionnante.

Hafragilsfoss
Vue panoramique sur Hafragilsfoss et la vallée

Ensuite, nous sommes partis direction le canyon de Ásbyrgi, notre dernière destination du jour. Ce canyon est particulier car il a la forme d’un fer à cheval. Les légendes disent qu’il a été formé quand le cheval à huit pates d’Odin, Sleipnir, s’est trop rapproché de la terre et un de ses sabots a touché sa surface. Elles raconte aussi que ce canyon serait la maison des elfes, le peuple ‘caché’ de l’Islande.

Notre passage chez Ásbyrgi était très rapide, donc nous n’avons pas pu faire découvrir tous ses sentiers. Nous avons juste fait la marche jusqu’à l’étang Botnstjörn, qui était assez simple et nous n’avons pas croisé grand monde, aucun elfe en tout cas 😉

Botnstjörn lagoon
l’étang Botnstjörn

Nous avons passé la nuit au camping de Kópasker. Il faisait froid et il avait énormément de vent, autant vous dire que sortir de la douche chaude était très dur… Le camping était très petit mais les toilettes et les douches étaient ok. Il était inclus dans notre carte.

Huitième jour: Diamond Circle

Nous avons continué la route en direction de Godafoss. Il semblerait que à l’époque que l’Islande était en train de devenir un pays chrétien (vers les années 1000), plusieurs statues représentant les anciens dieux nordiques ont été jetées dans cette cascade. Son nom vient de cette histoire, car il veut dire ‘cascade des dieux’.

Godafoss
Godafoss

Ensuite, nous sommes repartis direction le lac de Myvatn. Cette région est assez intéressante grâce a son activité volcanique qui a façonné des paysages très particulières. Notre premier stop dans la région était le lac Krafla, qui se trouve dans un cratère volcanique. La couleur turquoise éclatante de ce lac est impressionnante. Lors de notre visite, le chemin était assez boueux et un peu glissant, mais la montée vaut vraiment le coup! Pour y accéder, il faut traverser une usine géothermique, ou vous pouvez trouvez une douche infinie avec de l’eau thermale qui coule en permanence. Si vous avez un peu de courage, enfilez votre maillot de bain et profitez de l’eau chaude.

Krafla
Krafla et sa couleur éclatante

Pas très loin d’ici, nous nous sommes arrêtés à Hverir. Cette zone géothermale regorge de marmites de boue, des bassins brulants ainsi que des fumeroles qui dégagent pas mal de vapeur. Nous ne sommes pas restés très longtemps, surtout à cause des odeurs assez forts.

Notre prochain stop était une grotte remplie d’eau chaude qui est devenue célèbre grâce à une scène dans Game of Thrones. Il s’agit de Grjótagjá. La chaleur dégagée par l’eau est assez impressionnante et cela est dû à la proximité d’une réserve de lave. A cause de cela, il est interdit de se baigner ici car la température de l’eau peut monter très vite et vous brûler. La visite vaut le coup, surtout pour les fans de GOT.

Grjótagjá
Grjótagjá

Le stop suivant était mon préféré. Il est visible à des kilomètres de distance grâce a ses 250 mètres d’hauteur et 1 km de diamètre. Je parle bien sûr de Hverfjall, un volcan éteint avec un cratère rond quasiment parfait. Celui-ci s’est formé il y a 2500 ans, lors d’une éruption assez puissante. La montée jusqu’au bord du cratère est assez raide mais rapide et la vue d’en haut est simplement génial! Nous n’avions pas beaucoup de temps donc nous n’avons pas fait tout le tour du cratère, mais je le recommanderait rien que pour les vues.

Hverfjall
Cratère de Hverfjall
View from Hverfjall
Vue du haut de Hverfjall

Après cette longue journée remplie de paysages si différentes, il était temps de se poser un petit peu. Pour cela, nous avons décidé de passer aux bains thermaux de Myvatn. Nous n’avons pas regretté cette décision car, malgré sa petite taille, ce spa est vraiment agréable et offre des belles vues des alentours. En plus du grand bassin d’eau thermale, vous pouvez y trouver aussi un petit jacuzzi, un sauna et un bar au milieu du grand bassin. Quand nous sommes allés, il y avait pas mal de monde mais nous avons bien profité quand même. Nous y sommes restés quelques heures et c’était une expérience très relaxante!

Myvatn nature baths
Petit aperçu des bains
Myvatn nature baths
Bord du bassin avec vue du lac Myvatn

Mais la journée n’était pas encore finie! Après notre moment de détente, nous sommes partis découvrir notre dernière destination du jour, les champs de lave de Dimmuborgir. Son nom veut littéralement dire ‘forteresse noire’ et cela est dû aux piliers et grottes aux formats très particuliers. Ceux-ci ont été formés grâce au contact de la lave et l’eau du lac, créant des colonnes de vapeur et des bulles qui ont façonné ce paysage unique. Vous avez le choix parmi plusieurs sentiers de randonnée pour découvrir cette région. Nous y sommes restés à peu près 1h30, mais il est possible de rester bien plus longtemps.

Dimmuborgir
Un des sentiers chez Dimmuborgir
Dimmuborgir
Formation rocheuse chez Dimmuborgir

Lors de la route vers notre camping, nous avons longé le lac Myvatn et la lumière de fin de journée (il était déjà minuit passée) ainsi qu’une brume assez mystérieuse lui donnait un aspect vraiment magique! Je recommande donc de faire un tour au lac en fin de journée. Nous avons passée la nuit dans le camping Heiðarbær, qui se trouve très proche de Húsavík. C’est un petit camping assez bien équipé et qui dispose aussi d’une piscine. Il était inclus dans notre carte de camping.

Myvatn
Lac Myvatn en fin de journée

Neuvième jour: Húsavík et Akureyri

Pour commencer cette journée, retour vers Húsavík, cette fois-ci pour embarquer dans notre croisière d’observation de baleines. La journée s’annonçait magnifique, avec le ciel bleu et grand soleil. Nous avons choisi une croisière silencieuse, faite à bord d’un bateau ancien en bois assez beau et grand. Une fois à bord, nous avons reçu une combinaison chacun pour nous protéger du vent froid de la mer. Je vous conseille vivement de la porter, la croisière est beaucoup plus confortable quand nous n’avons pas froid! Une fois tout le monde à bord, nous sommes partis découvrir la baie de Húsavík.

La première heure de croisière était assez calme, nous avons pris le temps d’apprécier le paysage et nous avons aussi croisé quelques dauphins. Au bout d’un moment nous pensions que les baleines n’avaient pas vraiment envie de venir nous voir… Heureusement nous avions bien tort! Au bout d’environ 1h30, notre guide a vu la première baleine au loin. Quelques minutes après, elle s’est rapproché du bateau et, surprise, elle avait aussi ramené une copine! Les deux baleines ont nagé autour de notre bateau pendant au moins une dizaine de minutes, c’était un moment vraiment magique et inoubliable!

Après ce moment très spécial, les baleines sont parties et nous avons rebroussé chemin en direction du port. Nous avons eu le droit a un chocolat chaud accompagné d’un cinnamon roll pour bien finir notre croisière!

Après notre croisière très bien réussie, nous avons décidé de visiter le musée des baleines, à quelques pas du port de Húsavík. L’entrée pour le moins de 17 ans est gratuite et coûte 2200 ISK (18€ environ) pour les autres. Le musée est petit mais est assez intéressant et riche en informations concernant les baleines et sa relation avec les islandais au cours du temps. Il y a aussi quelques squelettes de plusieurs types de baleine différents, en spécial un squelette complet d’une baleine bleue. Je le recommande vivement pour apprendre plus sur ces créatures si magnifiques.

Whale skeleton
Un des squelettes en exposition au musée

Nous avons ensuite repris la route direction Akureyri. Nous n’avons pas pris le tunnel du Vadlaheidi (seul route payante du pays) et honnêtement le paysage longeant la montagne était surement plus intéressant qu’un tunnel. Akureyri est cinquième plus grande ville d’Islande et la plus grande de la région Nord. Elle possède quelques musées ainsi que plusieurs autres activités, mais notre planning était très serré donc nous n’avons pas vraiment exploré cette ville. Nous avons plutôt profité pour faire le plein des courses ainsi que pour acheter un peu de viande de mouton marinée (qui était délicieuse).

Icelandic landscape
Paysage de la route entre Husavik et Akureyri

Après ce petit stop, nous avons repris le route pour faire le tour de la péninsule à gauche d’Akureyri et découvrir des beaux paysages et petits villages paisibles. Ce petit de chemin fût bien intéressant, nous avons croisé pas mal de chevaux et des montagnes encore enneigés. Nous avons conduit jusqu’à Skagaströnd et son camping, ou nous avons passé la nuit. Encore un camping bien simple, mais la partie commune était équipée de plaques de cuisson et nous avons pu préparer un beau petit repas. Les douches étaient payantes et l’eau chaude durait seulement quelques minutes. Ce camping était aussi inclus dans notre carte

Dixième jour: Route vers les Fjords de l’Ouest

Cette journée était essentiellement une journée de déplacement, car la route jusqu’aux fjords de l’Ouest est assez longue. Nous sommes partis en fin de matinée car nous étions assez fatigués des journées précédentes. Nous voulions visiter Hvitserkur (formation rocheuse assez intéressante) mais cela représentait un énorme détour pour nous. Nous avons donc continué à rouler jusqu’à atteindre un petit panneau indiquant un endroit pour observer des phoques. Nous l’avons suivi et nous sommes arrivés à Illugastadhir, ou nous avons garé notre voiture et puis emprunté un chemin en direction de la plage ou se trouvait les phoques. Sur le chemin, nous avons croisé des oiseaux qui ont essayé de nous attaquer et ont même déposé un petit ‘cadeau’ sur l’épaule de mon mari. Arrivant à la plage, nous avons effectivement pu observer quelques phoques, mais elles étaient assez loin.

Le petit ‘cadeau’ des oiseaux

Nous avons continué la route, avec quelques arrêts par ci et par là pour mieux apprécier le paysage ou observer quelque chose plus attentivement. En arrivant au fjords, le paysage a beaucoup changé et les arrêts sont devenu plus nombreux. Nous avons eu énormément de chance et avons pu apercevoir une baleine qui nageait tranquillement dans un fjord. Nous avons aussi croisé une deuxième baleine, mais malheureusement celle-ci n’était plus vivante… Il s’agissait en fait de la carcasse d’une baleine à bosse, si dégradée que c’était difficile de dire que c’était vraiment une baleine avant.

Nous avons aussi croisé un petit café très mignon qui était malheureusement fermé. La dernière aventure de la journée était de rejoindre une cascade que nous avions aperçu de la route. Le vent était incroyablement puissant et j’ai cru plusieurs fois que j’allais m’envoler, mais nous avons réussi à joindre la cascade, même si j’avais vraiment peur de tomber de la falaise ou nous étions…

Cafe in Iceland
Le petit café mignon
Waterfall in Iceland
La fameuse cascade dont je ne connais pas le nom

Après environ 6 heures de route (ouf!) nous sommes enfin arrivés à notre camping à Bolungarvík, à côté de la piscine de la ville. Nous avons passé une très bonne nuit ici, les installations communes étaient assez grandes et le camping étaient bien localisé pour explorer les fjords de l’ouest. Ce camping était aussi inclus dans notre carte.

Onzième jour: Les Fjords de l’Ouest

Nous avons démarré notre journée vers 9h00 pour visiter Bolafjall, une montagne juste à côté de notre camping. D’ici, nous étions censés avoir une vue assez impressionnante de la région et nous pourrions même apercevoir le Groenland au loin. Nous y sommes allés et avons pas mal marché pour atteindre l’autre côté de la montagne, mais au bout d’une heure de marche nous avons abandonné. Malgré une vue sympa des alentours, surtout car la journée était bien ensoleillée, je ne recommande pas trop cet endroit.

Nous avons ensuite repris la route pour joindre la plus grande ville de la région, Ísafjörður, avec ses… 2700 habitants! La ville (ou plutôt village) est assez petite et le tour est vite fait. Par simple hasard, nous avons croisé un petit restaurant qui semblait très sympa et après une petite vérification sur google maps, nous avons découvert qu’il était très bien noté. Nous sommes donc rentrés pour apprendre qu’ils proposaient une formule de poisson à volonté pour la modique somme de 4000 ISK (28€ environ). Le tarif étant très intéressant, nous avons décidé de nous installer et c’était une des meilleures décisions de tout notre voyage! Il avait plusieurs types de poisson à déguster, ainsi qu’une très bonne soupe de poisson. Les assaisonnements étaient incroyables et les salades et autres accompagnements était aussi délicieux. Nous y sommes restés au moins 2h et nous avons énormément mangé. Le restaurant s’appelle Tjöruhúsið et était certainement le meilleur que nous avons fait en Islande. Malheureusement je n’ai pas de photos du buffet car c’était tellement bon que nous avons oublié de prendre des photos.

Nous avons repris la route pour atteindre Dynjandi, une de mes cascades préférées de toute l’île! Elle est composé de 7 chutes d’eau différentes et est assez large, ressemblant à un voile de mariée, simplement magnifique! L’accès est assez facile, avec un parking au pied de la cascade et un chemin qui longe les chutes. Vous pouvez atteindre la cascade en une vingtaine de minutes et la vue d’ici est imprenable. Je tiens à préciser aussi que la route d’Ísafjörður jusqu’ici est vraiment belle et pratiquement vide.

West Fjords Iceland
Paysage de la route vers Dynjandi
Dynjandi Waterfall
Vue de Dynjandi de loin
Dynjandi Waterfall
Dynjandi de plus près

Pour continuer notre périple dans les fjords, nous avons pris la route en direction de Látrabjarg. Sur la route, nous sommes tombés sur un ancien bateau échoué pas loin de la route. Nous nous sommes donc arrêtés pour le voir. J’ai fait quelques recherches après et j’ai découvert qu’il s’agissait d’un bateau construit en 1912 et utilisé pour la chasse aux baleines et ensuite la pêche au hareng, jusqu’à son abandon en 1981, année ou il a été jugé comme inutilisable. J’ai vu des photos des personnes qui sont rentrées à l’intérieur du bateau, mais vu son état je n’ai pas osé le faire.

Garðar BA 64, le bateau échoué

Avant d’atteindre Látrabjarg, nous avions prévu de visiter la plage de Breiðavík, mais malheureusement la météo avait changé et n’était pas top. Nous avons donc décidé de partir directement à Látrabjarg. Cet endroit est une grande falaise qui abrite des millions d’oiseaux marins, surtout pendant la période de reproduction. Les falaises en soi sont déjà impressionnantes, mais la quantité d’oiseaux est tout simplement incroyable! Ces falaises de 440 mètres de haut abritent 40% de la population mondiale de pingouins torda et la plus grande colonie de macareux au monde. Malheureusement le soleil nous avait abandonné, mais je pense que le paysage est encore plus intéressant quand il fait beau. Nous sommes restés par ici environ 1h.

Sur la route du retour, nous avions aussi prévu de passer par Rauðisandur, une plage aux sables dorées et avec un air assez tropical. Malheureusement, il y avait beaucoup de brouillard et la route était assez sinueuse, donc nous avons abandonné cette idée. Nous avons alors pris la route pour notre camping à Patreksfjörður. Comme d’habitude, il s’agissait d’un camping très simple et malheureusement il n’y avait pas de douches. Les alentours étaient sympas et ce camping était inclus dans notre carte.

Douzième jour: Fjords de l’Ouest et route vers le sud

Notre journée a commencé avec une visite assez particulière: le musée islandais des monstres marins. Ce petit musée est dédié aux monstres islandais qui se trouveraient dans les eaux des fjords et vous pouvez y trouver des statues représentant ces monstres, des dessins, des vidéos de témoignages, entre autres objets relationnés à ces légendes de monstres marins. J’ai vraiment bien aimé ce musée car j’adore des histoires fantastiques. Le musée est ouvert entre mai et septembre et l’entrée coûte 1000 ISK (environ 6,50€)

Nous avons ensuite pris la route en direction de la péninsule de Snæfellsnes, notre prochaine destination. Toujours dans les fjords de l’ouest, nous avons croisé une petite piscine d’eau chaude perdue au milieu de nul part. Nous y sommes arrêtés et nous avons découvert un peu plus loin une petite piscine naturelle aussi, mais l’eau ici était trop chaude. Nous nous sommes rabattus vers la piscine artificielle qui avait une température plus agréable. A côté, il y avait aussi une piscine d’eau froide. Si vous souhaitez visiter ces piscines, cela suffit de taper Reykjafjarðarlaug Hot Pool sur Maps.

Le reste de la journée s’est résumé a beaucoup de route, quasiment sans arrêt car les paysages en dehors des fjords étaient moins impressionnants. Après environ 5h de route, nous avons atteint la peninsule de Snæfellsnes. Le paysage vers ici était très volcanique et lunaire, ce que nous a beaucoup motivé pour les découvertes du lendemain. Nous avons dormi au camping de Grundarfjörður, que je ne recommande pas car il est vraiment trop basique et il n’y a même pas un endroit fermé pour faire a manger. Il n’y a pas de douches non plus, mais il était inclus dans notre carte.

Treizième jour: Pensinsule de Snæfellsnes

Après une journée plutôt ‘calme’ au niveau des visites, nous nous sommes réveillés tôt pour une journée assez intense. Nous avons commencé avec Kirkjufell (qui veut dire montagne église), un des endroits le plus photographiés en Islande. Personellement, je ne l’ai pas trouvé si incroyable que ça et nous n’avons même pas été voir Kirkjufellfoss, la petite cascade qui se trouve juste à côté et est dans la majorité des photos de cette montagne.

Kirkjufell
Kirkjufell

Ensuite, nous avons visité la cascade Svöðufoss qui ne paraissait pas si impressionnante après toutes les cascades qui nous avions déjà vu. Nous avons vite repris la route en direction de la plage de Skarðsvík. La route jusqu’à la plage m’a plu et la plage est jolie. Pas loin d’ici, nous avons visité le phare de Svörtuloft, avec sa couleur orange assez éclatante contre les falaises noires de la région. D’ici, nous avons marché jusqu’à un autre phare beaucoup plus petit (Öndverðarnes) et cette marche fût très agréable, avec des très belles falaises et plusieurs oiseaux.

Skarðsvík beach
Plage de Skarðsvík
Svörtuloft lighthouse
Phare de Svörtuloft et falaises noires

Après ce petit tour côtier, nous sommes partis en direction du cratère de Saxholl. Pour accéder au point culminant du cratère, il faut monter pas mal de marches. Le cratère est assez petit par rapport au Hverfjall, mais est assez sympa et la vue d’en haut est très panoramique.

Saxholl crater
Vue d’en haut du cratère

Après 15 minutes de route, nous avons atteint notre prochaine destination: Djúpalónssandur. Cette plage de sable noir est entourée d’un champ de lave avec des très grandes roches. Elle abrite aussi 2 petites lagunes d’eau douce et les restes d’un chalutier qui a coulé près d’ici en 1948. Une chose très intéressante que nous avons trouvé dans cette plage est un ensemble de 4 pierres qui étaient utilisés dans le temps pour tester la force des pécheurs. La plus légère pèse 23 kg et la plus lourde 154 kg.

Djúpalónssandur
Champ de lave qui entoure la plage
Djúpalónssandur
Djúpalónssandur

De Djúpalónssandur vous pouvez emprunter un chemin qui vous amènera jusqu’au crique de Dritvík. Cet endroit était la zone de pêche saisonnière la plus importante de l’île jusqu’à la moitié du 19ème siècle. Vous pouvez y trouvez quelques ruines liés à cette activité.

Dritvík
Crique de Dritvík

Notre stop suivant était Lóndrangar, deux colonnes de lave très hautes qui se trouvent sur des falaises noires assez grandioses. Nous avons longé toute la côte depuis le phare de Malarrif et les vues sont vraiment sympas. Le contraste entre la mer bleue, les falaises noires et la mousse verte est exceptionnel.

Lóndrangar
Lóndrangar

Pour continuer notre périple dans cette péninsule remplie de beaux paysages, nous avons fait la célèbre marche entre Hellnar et Arnarstapi. Avec une durée de 2h A/R et un terrain quasiment plat, cette marche est assez facile à faire. La majorité du trajet se fait dans un énorme champ de lave, rempli de roches de toutes tailles et formes. Les falaises, grottes et formations rocheuses du côté de Arnarstapi ont été ma partie préférée de cette marche.

Hellnar
Début de la marche du côté de Hellnar
Arnarstapi cave
Falaise et grotte basaltique vers Arnarstapi
Arnarstapi
Arche naturel à Arnarstapi

Suite à cette petite marche assez sympa, nous sommes partis pour joindre le canyon de Rauðfeldsgjá. C’est un canyon très étroit et pour bien l’explorer il vaut mieux être équipé. Cela n’était pas notre cas, donc nous avons pu avancer juste quelques dizaines de mètres à l’intérieur de ce canyon avant de devoir faire demi-tour. Cet endroit est très fréquenté, donc il vaut mieux venir assez tôt ou assez tard dans la journée pour éviter la foule. Si vous n’aimez pas trop le canyoning, je pense que vous pouvez sauter ce stop.

Notre prochaine destination était la très photographiée Búðakirkja. Cette petite église noire en bois a été construite en 1848 et est toujours active. A son côté, il y a un petit cimetière. Lors de notre passage, l’église était fermée donc nous n’avons pas pu visiter son intérieur.

Búðakirkja
Búðakirkja

Il était déjà 19h30 quand nous sommes partis pour notre dernière destination de la journée: Ytri Tunga. Cette plage est très connue par la colonie de phoques qui a choisi cet endroit pour se poser pendant la journée. Elles peuvent y être observées toute l’année, mais sont plus nombreuses pendant l’été. Il faut bien marcher jusqu’au bout de la plage, ou il y a des rochers, pour pouvoir les observer. Lors de notre visite, il en avait quelques dizaines de ces animaux très beaux et curieux.

Seal Beach Ytri Tunga
Petite phoque curieuse

Après cette journée très chargée, nous sommes rentrés au même camping de la veille car il était le plus proche de notre dernier stop.

Quatorzième jour: Route vers le sud et Glymur

Après une petite grasse matinée bien méritée, nous avons commencé notre journée au Shark Museum (musée du requin). Ce musée se trouve à Bjarnarhöfn et il s’agit plutôt d’un producteur de hákarl qu’un musée proprement dit, même s’il y a une petite salle sur place avec plusieurs objets en relation avec la production du hákarl. Le hákarl est une spécialité islandaise à base de requin de Groenland. La viande est fermentée dans des caisses pendant des mois, puis séchée pour que les toxines soient éliminées. Son odeur et goût sont assez particulier, grâce à la présence de l’acide urique. Si la viande ne passe pas par ce processus, elle est toxique pour l’être humain.

L’entrée du musée coûte 1600 ISK par adulte (environ 10,50€) et est gratuite pour les moins de 15 ans. Pendant la visite, Kristjàn vous explique l’histoire du hákarl et de sa famille, qui le produit depuis 1603! Il vous explique aussi le processus de production pendant le tour de la propriété. Il est très passionné par ce qu’il fait et ses explications sont claires et nous aident à mieux comprendre pourquoi les islandais ont décidé de manger un poisson toxique à la base. A la fin de la visite, vous pouvez gouter ce fameux requin. Personnellement , je trouve que l’odeur est plus puissant que le goût et je m’attendais à pire. Cela ne veux pas dire qu’il est bon, au contraire… Mais ça se mange! Vous pouvez le goûter nature ou avec du pain.

Petite anecdote qui s’est passé pendant notre visite: en arrivant, nous nous sommes garés à côté d’une voiture sans frein à main enclenché et elle a commencé à reculer. Mon mari a donc ouvert la porte de la voiture et a tiré le frein à main. A la fin de notre visite, Kristjàn nous a remercié pour cette petite BA car sa voiture était juste derrière celle sans frein à main. Pour montrer sa gratitude, il nous a proposé de choisi un bout de hákarl à notre convenance. Nous étions un peu gênés car nous n’avions pas particulièrement apprécié cette spécialité, mais nous avons finalement choisi un petit bout. Il faut dire que notre frigo dans le van ainsi que notre valise après ont dégagé sacré odeur…

hákarl drying
Moi dans la zone de séchage des requins

Après cette expérience gastronomique assez particulière, nous avons repris la route vers les falaises de Gerðuberg. Ces falaises sont formées par des colonnes basaltiques mesurant entre 7 et 14 mètres et parfaitement alignées. Cet endroit se ressemble un peu à Stuðlagil, mais sans la rivière. Vous pouvez longer les falaises par le bas ou monter et marcher sur les colonnes (ce que je recommande).

Gerðuberg Cliffs
Falaises de Gerðuberg

Notre prochain stop se trouvait plutôt à l’intérieur des terres et il s’avère qu’il n’était pas si intéressant que ça finalement… Il s’agissait de Deildartunguhver, la source d’eau chaude avec le débit le plus important en Europe. A côté de cette source, il y a un spa qui s’appelle Krauma et a l’air bien sympa. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de le tester. Je recommanderais de venir ici juste si vous comptez aller au spa, sinon le déplacement ne vaut pas vraiment le coup.

Notre prochaine (et dernière) destination était la fameuse cascade de Glymur. Avec ses 198 mètres de haut, elle est la deuxième plus grande cascade du pays. Pour l’atteindre, il faut emprunter un sentier très sympathique qui traverse des beaux paysages, tels qu’une grotte, des rivières et une gorge assez incroyable. La marche en soi n’est pas très difficile si vous avez l’habitude de marcher, mais elle a quelques passages plus techniques telles que la traversée de deux rivières (une seule si vous ne faites pas le chemin en boucle) ainsi que des montées sur du terrain pas très stable qui sont assez raides et des passages très étroites au bord des falaises.

Glymur waterfall
Vue de Glymur au loin

Cette marche était ma préférée de tout le voyage grâce aux paysages et la puissance et grandeur de Glymur. Pour la faire, il faut être bien équipé, des bonnes chaussures de marches sont essentielles. Pour la deuxième traversée de rivière, je recommanderais aussi d’amener des chaussures aquatiques, car j’ai eu beaucoup de mal à traverser pied nu. Comme cette marche est très célèbre, je recommande aussi de venir soit tôt le matin soit en fin d’après-midi (notre cas).

Glymur waterfall
Vue de Glymur de l’autre côté de la rivière

Pour cette nuit, nous avons choisi le camping de Grindavik. C’était un très bon choix car ce camping est très bien équipée, avec un salon commun très grand et convivial ainsi que des excellentes salles de bain. Il y avait pas mal de monde, surtout car ce camping est très proche du volcan qui était en éruption à l’époque. Ce camping était inclus dans notre carte

Quinzième jour: Détente au Blue Lagoon

Et voilà notre dernier jour avec le van. Au début, nous voulions retourner au volcan Fragradalsfjall pour vérifier l’état de l’éruption, mais la journée était grise et avec énormément de brouillard. De ce fait, nous avons décidé d’aller au Blue Lagoon à la place et se faire une petite journée détente pour clôturer notre tour d’Islande en beauté.

Nous sommes arrivés au spa vers 14h, sans avoir fait la réservation en ligne. Quelle erreur… Je vous explique: les créneaux d’accès au Blue Lagoon ne sont pas tous au même prix et les prix peuvent changer au cours de la journée. Si vous réservez en ligne, le tarif est fixé directement. Je le savais, mais je pensais que les prix ne bougerait pas trop sur place. Quelle fût ma surprise en arrivant: 54 € par personne! A l’époque, il était possible de trouver des places à 35 € à peu près, donc on s’est fait un peu avoir. Malheureusement, depuis notre visite en 2021, les prix ont fortement grimpé et l’entrée simple vous coûtera au moins 58€. Ce pack basique, appelé ‘comfort’, inclus un masque de silice, une serviette et une boisson au choix.

Nous avons beaucoup apprécié notre visite et nous sommes restés environ 4h. Le bassin principal est assez grand, il y a un sauna ainsi qu’un bar flottant et un bar à masques. Cela dit, vu les tarifs actuels pour venir ici, personnellement je trouve que les services proposés ne correspondent pas au prix demandé. Mais je dois quand même admettre que le Bleu Lagoon est un spa très beau et sympa pour passer quelques heures. Il y a plusieurs autres spas dans l’île, qui sont aussi très bien et beaucoup moins chers. En plus, il est possible de trouver des sources d’eau chaude naturelles un peu partout. C’est à vous de décider quelle option vous correspond mieux!

Blue Lagoon mask
Le masque de silice

Blue Lagoon
Vue d’une partie du bassin

Après avoir déposé notre van, nous avons pris le bus direction Reykjavik, ou nous sommes restés 3 jours. Je vous ferai un post séparé dédié à notre séjour à Reykjavik, avec nos astuces et coups de cœur!

Et voilà, nous arrivons à la fin de ce guide. J’espère que vous l’avez apprécié et qu’il puisse vous aider à organiser votre road trip en Islande. Si vous avez besoin d’aide pour l’organisation de votre séjour ou voudrez un planning plus personnalisé, n’hésitez pas à me contacter. Je serais ravie de préparer votre séjour, en Islande ou ailleurs!